CAP sur la culture de la banane Fairtrade & Bio en Equateur
La certification Biologique : des pratiques environnementales encadrées au service du vivant
La certification biologique repose sur un principe fondamental : produire en respectant les équilibres naturels, sans recourir aux produits artificiels.
Dans les plantations de bananes, cela se traduit par une transformation de certaines méthodes de culture. Les traitements conventionnels sont remplacés par des alternatives naturelles, comme des préparations à base de plantes ou l’utilisation de micro-organismes.
Des mesures strictes sont également mises en place sur le terrain. L’accès aux parcelles est contrôlé afin de limiter les risques de contamination extérieure. Des protocoles sanitaires rigoureux sont appliqués, incluant la désinfection des équipements. Enfin, des zones tampons sont instaurées entre les cultures biologiques et conventionnelles, afin d’éviter toute dérive de substances chimiques.
De la plantation à l'assiette : le parcours de la banane bio Fairtrade
La récolte
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Dans la plantation, les ouvriers sont organisés en six équipes de neuf personnes. Les régimes de bananes, regroupés par 23, sont tirés le long de rails jusqu’à la station de conditionnement à l’aide d’un harnais fixé à la taille des travailleurs.
Avec des températures qui avoisinent souvent avec les 35 °C, l’effort fourni par ces équipes est considérable.
Arrivée en station de conditionnement
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Les régimes de bananes sont d’abord calibrés et triés en fonction de leur taille, de la maturité et de la couleur des pépins. Les restes de fleurs, les coiffes et les protections plastiques sont retirés, afin de préparer les fruits pour le nettoyage et la suite du conditionnement.
Nettoyage
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Les bananes sont aspergées d’eau pure pour éliminer les impuretés et petits parasites, comme les cochenilles, ainsi que la poussière ou les résidus.
Tri et préparation selon la destination
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Les régimes destinés au marché du frais, sont plongés dans des bacs, puis découpés en « mains » composées de 4 à 7 bananes. Chaque main est ensuite pesée, fumigée, étiquetée et placée dans des cartons prêts pour l’expédition.
Les bananes qui ne répondent pas aux critères de calibre, de forme ou de couleur — trop grosses, déformées ou tachées — sont écartées pour le marché de l’industrie. Elles représentent entre 5% et 16 % de la récolte. Ces fruits sont ensuite envoyés dans une usine pour être transformés en purées de fruits, évitant ainsi le gaspillage et donnant une seconde vie aux bananes.
Murissement
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La banane étant un fruit « climactérique », son mûrissement continue après la cueillette. Les fruits sont récoltés verts et placés en chambre de mûrissement. C’est la parfaite gestion du mûrissement (température, humidité, nombre de jours, ventilation), qui permet d’obtenir des fruits à un mûrissement optimal pour la transformation en purée et pour le développement des arômes.
Transformées trop vertes, les bananes laissent une sensation âpre, et apportent des notes végétales. Trop mûres, elles peuvent donner une impression de début de fermentation.
Transport vers l’usine de transformation
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Les bananes écartées sont regroupées dans des caisses puis transportées vers l’usine de transformation.
Pelage et transformation en purée
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Une fois déchargées à l’usine, les bananes sont épluchées manuellement dans un atelier par une quarantaine de femmes. Les plus expérimentées peuvent éplucher jusqu’à 60 bananes par minute, un vrai témoignage de rapidité et de savoir-faire. Les fruits pelés sont ensuite épépinés et broyés pour devenir de la purée, prête à être envoyée aux Vergers Boiron pour la fabrication de nos produits.
Réception, élaboration de la recette et mise en barquette
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À son arrivée, la matière première est réceptionnée par les équipes des Vergers Boiron, qui élaborent une recette sur mesure afin de préserver toute la saveur et la qualité naturelle des fruits. La purée ainsi préparée est ensuite conditionnée en barquettes, prête à être utilisée dans nos produits.
Le bananier se reproduit grâce à des rejets qui poussent autour du plant principal. On conserve un rejet vigoureux, appelé le « fils », qui prendra le relais de la plante mère, ainsi qu’un troisième rejet, appelé la « nièce », en réserve. Le bananier « mère » ne produit des fruits qu’une seule fois. Après la récolte, la plante mère est coupée, le fils prend sa place, et un nouveau rejet apparaît pour assurer la continuité. Ainsi, le cycle de production se perpétue naturellement.